La pénurie de techniciens est l’un des défis les plus pressants auxquels est confronté le marché secondaire de l’automobile au Canada. Partout au pays, les ateliers rivalisent pour recruter des travailleurs qualifiés tout en s’adaptant à des technologies automobiles de plus en plus complexes, allant des systèmes avancés d’aide à la conduite (SAAC) aux véhicules électriques (VE) et aux véhicules définis par logiciel.
Toutefois, le Canada n’est pas le seul à faire face à ce défi. Les marchés automobiles du monde entier sont confrontés aux mêmes pressions sur la main-d’œuvre : un effectif vieillissant, un nombre réduit de jeunes qui choisissent les métiers spécialisés et une évolution rapide des technologies qui exige un apprentissage continu.
La bonne nouvelle, c’est que de nombreux pays mettent déjà des solutions à l’essai. En regardant au-delà de nos frontières, le marché secondaire de l’automobile du Canada peut repérer des stratégies concrètes pour renforcer sa main-d’œuvre en vue de l’avenir.
Un défi mondial aux répercussions locales
Selon le Système de projections professionnelles au Canada d’emploi et développement social Canada, les techniciens en entretien automobile devraient faire face à une pénurie de main-d’œuvre modérée à l’échelle nationale entre 2024 et 2033. Environ 29 % des techniciens en entretien automobile du Canada sont déjà âgés de 50 ans ou plus, ce qui signifie que les départs à la retraite continueront d’exercer une pression sur un bassin de talents déjà limité. les techniciens en entretien automobile devraient faire face à une pénurie de main-d’œuvre modérée à l’échelle nationale entre 2024 et 2033. Environ 29 % des techniciens en entretien automobile du Canada sont déjà âgés de 50 ans ou plus, ce qui signifie que les départs à la retraite continueront d’exercer une pression sur un bassin de talents déjà limité.
Parallèlement, les techniciens d’aujourd’hui doivent acquérir de nouvelles compétences qui vont au-delà de la réparation mécanique traditionnelle. Les véhicules modernes reposent de plus en plus sur les logiciels, les capteurs, l’électronique et les systèmes à haute tension, ce qui rend la formation continue essentielle tout au long de leur carrière.
Cette combinaison de changements démographiques et de progrès technologiques n’est pas propre au Canada. Il s’agit d’un défi mondial en matière de main-d’œuvre qui exige des solutions à long terme.
Australie : investir dans les programmes d’apprentissage
L’Australie* a renforcé les parcours d’apprentissage en offrant un soutien gouvernemental et des mesures incitatives aux employeurs comme aux apprentis dans les métiers spécialisés. Cette approche reconnaît que la formation des futurs techniciens exige une collaboration entre l’industrie, les établissements d’enseignement et les gouvernements. a renforcé les parcours d’apprentissage en offrant un soutien gouvernemental et des mesures incitatives aux employeurs comme aux apprentis dans les métiers spécialisés. Cette approche reconnaît que la formation des futurs techniciens exige une collaboration entre l’industrie, les établissements d’enseignement et les gouvernements.
Pour le Canada, le constat est clair : investir dans les programmes d’apprentissage et renforcer les partenariats entre l’industrie et le milieu de l’éducation sera essentiel pour former la prochaine génération de techniciens.
Allemagne : développer les talents grâce aux partenariats
Le système allemand de formation professionnelle* en alternance combine l’enseignement en classe et une formation pratique rémunérée, permettant aux étudiants d’obtenir leur diplôme avec une expérience concrète en milieu de travail. Les employeurs jouent un rôle actif dans le développement des futurs talents plutôt que de simplement recruter des techniciens expérimentés.
Le Canada peut continuer de s’inspirer de ce modèle en renforçant la collaboration entre les employeurs, les établissements d’enseignement et les fournisseurs de formation.
Royaume-Uni : investir dans la main-d’œuvre actuelle
Le Royaume-Uni continue de faire face à une pénurie de techniciens*, avec environ 16 000 postes vacants dans le secteur automobile et une demande croissante de compétences liées aux véhicules électriques et au diagnostic. En réponse, l’industrie a fait de la formation continue une priorité afin d’aider les techniciens en poste à suivre l’évolution des technologies automobiles., avec environ 16 000 postes vacants dans le secteur automobile et une demande croissante de compétences liées aux véhicules électriques et au diagnostic. En réponse, l’industrie a fait de la formation continue une priorité afin d’aider les techniciens en poste à suivre l’évolution des technologies automobiles.
La leçon pour le Canada est qu’il est tout aussi important de retenir les techniciens expérimentés et de perfectionner leurs compétences que d’en attirer de nouveaux.
Regard vers l’avenir
Il n’existe pas de solution unique à la pénurie mondiale de techniciens. Toutefois, les expériences de l’Australie, de l’Allemagne et du Royaume-Uni mettent en évidence un thème commun : les stratégies efficaces en matière de main-d’œuvre combinent une sensibilisation précoce aux carrières, de solides parcours d’apprentissage, l’engagement des employeurs et le perfectionnement professionnel continu.
Le marché secondaire de l’automobile du Canada a déjà réalisé d’importants investissements dans la formation, l’éducation et les initiatives liées à la main-d’œuvre. En poursuivant ces efforts — et en tirant des leçons des approches fructueuses adoptées dans d’autres marchés — l’industrie pourra s’assurer de disposer des professionnels qualifiés nécessaires pour réparer de façon sécuritaire les véhicules de plus en plus complexes d’aujourd’hui et de demain.
Dans le cadre de l’initiative Team Canada Strong, annoncée lors de la Mise à jour économique du printemps 2026, des mesures incitatives sont en voie d’être mises en place, et l’AIA Canada poursuit sa défense des intérêts afin que les techniciens en entretien automobile bénéficient d’une part équitable de ces mesures de soutien.
*En anglais seulement