Le 18 mars, le gouvernement du Québec a déposé son budget 2026–2027. Bien que le budget de cette année soit largement caractérisé comme un exercice prudent et transitoire — présenté dans un contexte d’incertitude économique, de transition politique et de marge de manœuvre budgétaire limitée — il comprend néanmoins plusieurs mesures ciblées pertinentes pour le secteur de lentretien et de la réparation automobile au Canada.
Dans l’ensemble, le budget introduit relativement peu de nouvelles initiatives majeures, mais il reflète les efforts continus du gouvernement pour relever des défis économiques structurels qui touchent également le secteur de l’entretien et de la réparation automobile.
Ce qui importe pour les membres de l’AIA Canada et le secteur de l’entretien et de la réparation automobile
Premièrement, le gouvernement augmente la capitalisation du Fonds pour la croissance des entreprises québécoises (FCEQ) à 2 milliards de dollars. Ce fonds vise à soutenir la croissance des entreprises établies au Québec, à maintenir les sièges sociaux dans la province et à faciliter le transfert d’entreprise. Compte tenu du nombre de petites et moyennes entreprises opérant dans le secteur de l’entretien et de la réparation automobile — et de l’importance croissante des transitions de propriété — cette mesure pourrait offrir un soutien utile pour assurer la continuité et la viabilité à long terme.
De plus, le budget prévoit une allocation de 3 millions de dollars en 2026–2027 pour soutenir l’intégration au marché du travail des demandeurs d’asile. Ces initiatives visent à améliorer l’employabilité et à favoriser une meilleure répartition régionale de la main-d’œuvre. Bien que modeste en portée, cette mesure reflète des efforts plus larges visant à élargir le bassin de main-d’œuvre disponible, un enjeu qui demeure prioritaire pour de nombreuses entreprises confrontées à des pénuries persistantes de travailleurs.
Pris ensemble, ces mesures mettent en évidence deux priorités clés du gouvernement du Québec : soutenir le transfert d’entreprise et remédier à la rareté de la main-d’œuvre. Ces deux enjeux sont directement pertinents pour le secteur de l’entretien et de la réparation automobile, en particulier pour les entreprises opérant dans des régions où le recrutement et la rétention demeurent des défis constants.
Nous continuerons de surveiller la mise en œuvre de ces mesures et de tenir les membres informés de toute évolution pouvant avoir une incidence sur le secteur.